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  • Zélateur

    Partisan résolu et actif d’une cause, d’une personne, d’une religion, etc. Le zélateur est un adepte sincère et enthousiaste dont l’ardeur empressée dans l’accomplissement de ses devoirs ou de sa tâche peut se révéler excessive et maladroite au point de le conduire à basculer parfois dans l’aveuglement et le fanatisme.

    A l’origine, comme le mot zèle (vive ardeur à servir la cause de Dieu et de la religion), le terme a une connotation essentiellement religieuse, puis, à partir du 16ème, il passe aussi dans le domaine profane. Au sens courant, le mot zèle>/i> signifie ardeur, empressement (cf. faire du zèle).

    cf. adepte, prosélytisme.

  • Voyage chamanique

    Pour accéder à la connaissance, rencontrer tôt ou tard son animal de pouvoir, « communiquer avec les esprits de la nature et les entités du monde spirituel », le chaman voyage dans un univers intérieur proche du monde onirique qu’il atteint en plongeant dans les profondeurs de son être grâce à la modification de son état de conscience. Il découvre de la sorte des régions inconnues ou lointaines du monde ordinaire mais aussi un univers de métamorphoses, d’autres niveaux de réalité, de plus hautes niveaux d’existence, des mondes parallèles, l’inframonde obscur et souterrain où vivent d’importants êtres mythiques…

    Le voyage est éprouvant. Il nécessite un apprentissage ou une initiation de longue durée. Le moment venu, l’état de transe est généralement obtenu par le biais d’une cérémonie ritualisée associant à des chants répétitifs et à des musiques lancinantes l’ingestion de substances psychotropes contenues dans des champignons « magiques » ou des plantes hallucinogènes dites sacrées.

    Pour se lancer dans cette aventure intérieure, mystérieuse et redoutable à bien des égards, le chaman a besoin d’être guidé et accompagné par un « allié » ou « esprit auxiliaire ». La phase ultime est celle du « vol chamanique », quand le voyageur s’envole vers la voie lactée retrouver les esprits originels.

    cf. « alliés », animaux de pouvoir, chamanisme, hallucinogène, état modifié de conscience.

  • Veda

    « (au singulier et au pluriel) le terme signifie « savoir ». Les vedas désignent un ensemble de textes en sanskrit considérés comme les livres sacrés de l’hindouisme, et composés entre le 18ème et le 7ème siècle avant notre ère. » (cf. les précisions complémentaires données par le Père Joseph-Marie Verlinde dans le glossaire de « L’Expérience interdite »).

  • Terme du glossaire

    Verseau : (Ere du Verseau
    )

    L’expression s’inscrit dans une lecture astrologique de l’histoire de l’humanité, une interprétation zodiacale de l’histoire des civilisations. A chaque signe du zodiaque correspondrait une ère de 2160 ans environ possédant « ses propres énergies cosmiques » (1). A l’ère du Taureau, qui se serait achevée en 2150 av. JC et correspondrait aux civilisations égyptiennes, chaldéennes, assyriennes, crétoises et babyloniennes notamment – avec le taureau pour emblème -, aurait succédé l’ère du Bélier, celle de la civilisation juive avec ses rituels d’offrandes et de sacrifices des béliers, à laquelle la venue du Christ aurait mis en terme, inaugurant l’ère des Poissons. L’ère du Verseau est appelée à succéder à la civilisation chrétienne, déjà morte selon les uns (depuis le siècle des Lumières), moribonde selon les autres, vivace jusqu’en 3560 d’après les adeptes de l’anthroposophie de Rudolph Steiner.

    D’après l’enseignement du New Age, le Verseau a pour vocation de « verser de l’eau » sur le monde, celle du nouvel esprit. Après les temps troublés par « l’énergie des Poissons » (longue période de guerres et de conflits), l’ère du Verseau serait un temps de paix, d’harmonie, de justice, d’unité, d’amour et de haute spiritualité. Elle correspondrait à un nouvel âge de l’humanité caractérisé par un gouvernement mondial, une religion unique, une nouvelle société, un homme nouveau initié par des entités divines, une nouvelle culture planétaire, une nouvelle alliance avec la nature et avec un univers totalement divinisé. Dans cette croyance, le « Christ cosmique » prédit par Alice Bailey serait le « Grand Instructeur Mondial » qui, en permettant à l’homme de développer toutes ses potentialités, ouvrirait un « nouveau cycle cosmique », l’émergence de « l’équivalent moderne de l’homme de la Renaissance, en mélangeant sans préjugés des techniques chinoises du V° siècle aux acquis de la cybernétique » (Michael Mac Murphy, fondateur de l’Institut Esalen).

    L’ère du Verseau c’est celle de l’intégralité de l’homme, d’un Nouvel Ordre Mondial. « Millenium d’amour et de lumière » (Marylyn Ferguson), elle aurait vraiment commencé avec l’entrée de l’humanité dans le troisième millénaire. Cet « âge d’or » serait ni plus ni moins le Nouvel Âge (New Age), inséparable de la notion de changement de paradigme et de conscience planétaire.

    (1) Cette donnée chiffrée correspond à la découverte de la précession des équinoxes par l’astronome et mathématicien grec Hipparque, qui au IIème siècle avant Jésus-Christ a fondé l’astronomie de position et dressa le premier catalogue d’étoiles. D’après ses travaux, du fait d’une imperceptible rotation polaire de la planète, le soleil recule « virtuellement » tous les 72 ans, au point vernal (c’est-à-dire à l’équinoxe du printemps) d’un degré sur le cadran virtuel des douze signes du zodiaque, qui sont répartis sur les 360° de la voûte céleste. Chacun de ces signes comprenant donc 30 degrés (12 x 30 = 360), le soleil entre tous les 72 x 30 = 2.160 ans, à reculons, dans un nouveau signe astrologique. Cette « marche à reculons » du soleil est ce que les astronomes appellent la précession des équinoxes, qui s’étire donc au total sur 12 x 2.160 = 25.920 années.

    Sur la durée des cycles et des âges imaginées par les astrologues, on lira avec profit la note 540 du « Guide critique de l’extraordinaire » de Renaud Marhic (Les Arts Libéraux, 2002).

    cf. Nouvel Âge, conspiration du Verseau, changement de paradigme.

    holisme, hypothèse Gaïa.

  • Trauma

    Evénement inassimilable par le sujet, lésion ou blessure psychique provoquée par un événement externe ou interne. Choc violent émotionnel qui marque la personnalité d’un sujet.

  • Terme du glossaire

    Transfert : (contre-transfert)

    Transfert

    Le transfert est le lien que le patient installe avec son thérapeute et qui se relie à des éléments du passé, notamment à des vécus antérieurs avec les parents ou à des vécus en relation avec les traumatismes passés. Ce lien affectif peut s’exprimer par de la sympathie, de l’agrément, de l’affection ou même de l’amour envers la personne du thérapeute.

    Le thérapeute sait qu’il s’agit d’un lien transférentiel. Il sait aussi qu’il sert d’écran et que les sentiments exprimés sont un élément important de la démarche entreprise par le patient. Il sait enfin que c’est le professionnel qui est concerné et non sa personne en tant que telle.

    Les sentiments affichés peuvent être négatifs : négatifs : méfiance, antipathie temporaire, haine, insatisfaction… Ces tonalités sont normales et ne doivent pas effrayer le patient qui les éprouve. Elles sont parfois très discrètes et pratiquement toujours maîtrisables.

    Cette expérience affective est souvent ce qui va permettre la résolution de situations anciennes enkystées et la réhabilitation narcissique propre à la thérapie, laquelle doit permettre de trouver ou retrouver une image positive de soi-même.

    Le psychothérapeute expérimenté sait très bien travailler avec le transfert.

    Le contre-transfert est l’ensemble des pensées, sentiments et attitudes que le praticien contacte en réponse au transfert de son patient. D’ordinaire le praticien sait réguler ses mouvements contre-transférentiels et en tire beaucoup d’informations pour comprendre la problématique exposée. C’est en quelque sorte son outil de travail. Lorsqu’une thérapie «avorte » ou tourne mal, c’est souvent parce que le praticien s’est bloqué dans la gestion de son contre-transfert. Cela arrive parfois et ne constitue pas pour autant une faute professionnelle. Il peut s’agir d’une limitation induite par un ensemble de circonstances que nul ne maîtrise vraiment. Quand le praticien s’entoure de collègues avec qui il peut parler de sa pratique et re-questionner son cadre comme ses propres constructions de pensée, ce genre de situation ne se produit pas ou alors de façon très exceptionnelle.

    Transfert et contre-transfert sont l’envers et l’endroit d’un même processus.

    Cannibalisation du transfert

    Prédation du transfert. Le faux thérapeute prend pour lui-même les sentiments que le patient éprouve dans le développement de la relation transférentielle. Il répond au patient en symétrie avec les sentiments que ce dernier exprime. Par exemple, si le sujet exprime des sentiments positifs, le faux thérapeute va s’y coller et dire à son patient qu’il l’aime.

    Rapt du transfert

    Le patient éprouve à l’endroit du thérapeute des sentiments variables. Ces sentiments sont l’expression du transfert c’est-à-dire la mobilisation d’affects inconscients qui sont en fait la résurgence des affects éprouvés à l’égard de figures signifiantes anciennes (père, mère ou autre). Dans le rapt du transfert, le faux thérapeute prend et interprète ces sentiments comme des sentiments que le patient éprouve à son égard et il répond au patient comme si ces affects lui étaient dévolus. Par exemple, face à un transfert positif – tel le transfert amoureux décrit par Freud -, le faux thérapeute enclenche une proposition de relation affectueuse ou, pire, amoureuse entre lui et le patient. Le faux thérapeute s’institue « père », « mère » de substitution ou « amant » du patient.

    En psychothérapie, le rapt du transfert est une faute professionnelle grave qui repose sur la psychopathologie du faux thérapeute. Cette personnalité narcissique éprouve le besoin de se valoriser et de s’accorder un Soi grandiose au travers d’un processus qui ne le concerne pas. Il peut s’agir aussi d’un être prédisposée à l’érotomanie (croyance paranoïaque que le patient tombe amoureux de lui ou, à l’opposé, dans l’autre extrême, qu’il le hait). Le rapt du transfert dilue complètement la thérapie en ce sens que le processus aboutit à une relation personnelle, souvent passionnelle et délirante, et non à sur une relation thérapeutique.

  • Totem

    Animal, végétal ou objet représentant dans de nombreuses sociétés primitives l’ancêtre d’un clan. Freud s’est beaucoup intéressé à l’organisation des sociétés primitives autour du totem pour appréhender le fonctionnement des individus au sein d’un clan, d’un groupe ou d’une société. Voir le livre « Totem et Tabou » qui est un grand classique freudien.

  • Témoins de Jéhovah

    Les Témoins de Jéhovah constituent un groupe puissant, qui se proclame comme formant la cinquième religion de France avec 250.000 fidèles. Mais, en 1995, le rapport parlementaire Gest-Guyard sur Les Sectes en France, qui estimait leur nombre à 130.000 adeptes, les a qualifiés de «secte apocalyptique» après quatre annonces de la fin du monde, décision qu’ils n’ont jamais accepté. Le deuxième Rapport parlementaire sur « Les Sectes et l’argent (1999) ne les a pas épargnés non plus. Y étaient dénoncés en particulier les recours qu’ils invoquent en permanence pour obtenir des statuts avantageux.

    Ne supportant plus cette infamante qualification et cette odieuse discrimination religieuse, les Témoins de Jéhovah se sont lancés dans une croisade judiciaire en tous domaines, auprès des tribunaux administratifs, des tribunaux (civils ou correctionnels) de Grande Instance, des Cours d’Appel, du Conseil d’État, de la Cour de Cassation, poursuivant les personnes et les associations qui prenaient la défense des familles ou des individus victimes de leurs comportements, ainsi que différentes autorités administratives.

    Ainsi les prétoires sont-ils souvent utilisés par les Témoins de Jéhovah comme des tribunes privilégiées du haut desquelles ils sont en mesure de défendre leurs intérêts, d’ordre financier bien sûr mais pas seulement. Le but principal est de pouvoir plaider en faveur de leur respectabilité, de leur honorabilité, de la liberté religieuse, de la reconnaissance de leur association comme une authentique religion et de soutenir haut et fort qu’au pays des Droits de l’Homme cette religion est persécutée.

    Le mouvement des Témoins de Jéhovah – fondé aux Etats-Unis vers 1880 par Charles Russel, un dissident adventiste- revendique deux millions de fidèles en Europe et près de six millions dans le monde.

    La doctrine « apocalyptique et millénariste » des Témoins de Jéhovah est inspirée par un livre de la Bible, L’Apocalypse, dont ils font une lecture littérale : dans un monde livré au mal, le combat est engagé entre les troupes de Dieu (les Témoins) et celles de Satan. A la fin du monde (donnée comme proche), seuls les premiers seront sauvés.

    Cette croyance explique leur prosélytisme: les Témoins consacrent de longues heures à vendre au porte-à-porte leurs revues et à gagner de nouveaux convertis. Ceux-ci sont baptisés par immersion lors de cérémonies collectives.

    Les Témoins de Jéhovah se revendiquent du christianisme, une filiation qui leur est refusée par les confessions chrétiennes car ils ne croient pas en la divinité du Christ.

    En raison de leur refus du service militaire, des milliers de jeunes ont été emprisonnés en France pour insoumission avant 1995. Dans l’Allemagne nazie, ils ont été internés en camps de concentration et beaucoup y sont morts. Ils sont interdits dans certains pays.

    Les Témoins de Jéhovah considèrent que le sang a « un caractère sacré » et refusent les transfusions sanguines.Cependant, le mouvement a créé une structure de médiation pour promouvoir des alternatives médicales, notamment l’autotransfusion. Dans le cas des enfants, ils acceptent généralement que les médecins saisissent l’autorité judiciaire pour administrer une transfusion.

    Les enfants sont associés très jeunes aux activités. Cependant, on ne les poussera au baptême qu’à l’adolescence. Ils fréquentent les écoles publiques, mais les Témoins ne fêtent ni Noël, ni les anniversaires.

    La structure très hiérarchisée du mouvement, sa vision essentiellement négative du monde terrestre, son indifférence à la vie sociale et politique, l’opprobre jeté sur les « apostats » expliquent que les Témoins de Jéhovah soient considérés comme un mouvement sectaire dans de nombreux pays.

    Pour en savoir davantage sur Les Témoins de Jéhovah, se reporter au site de Mathieu Cossu : http://prevensectes.com (cf. sous-rubrique « Nos Liens » de la rubrique ACCUEIL).

  • Tantrisme

    De « tantra » (livres). Ces textes volumineux présentent le développement extrême de l’hindouisme dans la voie des pratiques conduisant à l’expérience de l’enstase * (cf. infra) fusionnelle avec l’Absolu. Le tantrisme se fonde sur une conception selon laquelle le monde illusoire du multiple est né de la tension entre deux polarités de l’énergie divine primordiale : l’énergie féminine « shakti » et l’énergie masculine « shiva ». La mise en contact de ces deux énergies rétablit l’unité indifférenciée originelle. Le tantrisme propose un ensemble de techniques pour éveiller l’énergie « shakti » – appelée « kundalini » lorsqu’elle est considérée dans l’homme – et la conduire de la base de la colonne vertébrale jusqu’au sommet du crâne, où elle rencontre « shiva » avec laquelle elle s’unit dans une étreinte fusionnelle.

    ( in le glossaire de « 100 questions sur les nouvelles religiosités » du Père Joseph-Marie Verlinde).

    * Enstase. Le terme est de Mircea Eliade. Il désigne « l’expérience de mystique naturelle », qui s’oppose à celui d’extase, expérience de mystique surnaturelle. Jean Varenne , indianiste français, professeur à l’Université d’Aix, a commenté la pertinence de ce mot de la façon suivante : « Ce néologisme a l’avantage de faire violemment contraste avec la traduction tout à fait erronée de samadhi par « extase » qui a parfois été proposée. Le yogi en état de samadhi ne « sort » pas de lui-même, il n’est pas « ravi » comme le sont les mystiques ; tout au contraire il rentre complètement en lui-même, il s’immobilise totalement par extinction progressive de tout ce qui cause le mouvement : instincts, activité corporelle et mentale, intelligence même. Dans le samahdi parfait il y a extinction définitive de la personnalité » (in « Upanishads du yoga » , traduction de Jean Varenne, éd. Gallimard/Unesco, 1971). Seule subsiste en amont de la conscience, une sensation « impersonnelle » de l’acte d’exister. (Cité par Joseph-Marie Verlinde dans « L’Expérience interdite »).

  • Syndrome de Stockholm

    Amour de la victime pour son bourreau.

    Ce comportement paradoxal a été décrit et qualifié pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg suite à un fait divers qui défraya la chronique durant l’été 1973, quand au terme d’un hold-up manqué dans une banque de Stockholm, on vit les otages prendre fait et cause pour leurs ravisseurs, allant jusqu’à les protéger contre la police puis, après leur libération par les forces de l’ordre, à refuser de témoigner à charge contre eux lors du procès et à leur rendre visite en prison. L’une des victimes, tombée amoureuse de l’un de ses ravisseurs, finira même par l’épouser.

    Ce syndrome s’explique par le fait que l’otage ressent sa vie comme davantage mise en danger par une intervention de la police que par ses ravisseurs. Le phénomène touche également le preneur d’otage qui, au fil des jours, établit une relation affective particulière avec ses otages.

    Le syndrome de Stockolm se différencie des psychoses par un caractère généralement réversible qui se manifeste dans les jours ou dans les semaines qui suivent la libération. Il est néanmoins susceptible de bouleverser profondément la vie des personnes ayant été détenues ainsi que celle de leur famille. Il peut modifier durablement la personnalité, les valeurs et les convictions morales de l’individu. L’otage adopte souvent par la suite un jugement permissif vis-à-vis de la délinquance ainsi qu’une attitude souvent très critique à l’encontre de la société. L’adhésion des victimes à la cause de leurs agresseurs est souvent persistante. Ces sentiments positifs apparaissent indépendamment de toute manipulation mentale.

    Pour en savoir davantage : http://www.urgence.com/med/stockholm/index.html