Le new age, le business et la mort

par Jean-Baptiste MALET

Tandis que des journalistes s’amusent ou s’attaquent au sujet de la couverture médiatique du village de Bugarach, des vidéos New Age de banalisation du suicide sont publiées sur Internet. Parmi les nombreuses qui ont été diffusées, nous avons choisi d’ouvrir la focale sur le cas d’une médium.

«Pouvons-nous supprimer nos soucis en quittant la vie ? Regardez attentivement ce qui suit et dites-nous ce que vous en pensez. » Avec l’apparenced’une simple question existentielle,la vidéo intitulée Rupture de Contrat-Docu-fiction soigne à première vue sa tonalitéNew Age. S’agit-il pour autant d’unesimple réflexion supplémentaire évoquantla réincarnation et l’au-delà, deux sujets deprédilection de cette approche individuellede la spiritualité ? Présentée par Anne Givaudan,l’auto-proclamée « journaliste de l’au-delà » y affirme avoir la capacité de communiquer avec les morts et évoque lecas d’un personnage « pensant pouvoir se sortir des difficultés insurmontables de la vie en se donnant la mort ». Le personnageprincipal de cette vidéo, c’est « Arthur »,l’un des suicidés avec qui Anne Givaudanaurait le don de pouvoir communiquer: «Ces personnes m’ont raconté leur histoire, leur après vie, et pour certaines leur deuxième vie ou leur vie suivante.» Le « docu-fiction » entend représenter à l’image ce qu’Anne Givaudan a déjà raconté par écrit dans un livre. (…)